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Françoise Cachin
dirigea notamment le Musée d’ Orsay de 1986 à 1994

 

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Françoise Cachin grande dame des Musées de france.

Décédée en mars 2011, à Paris, à l’âge de 74 ans, cette petite-fille du peintre post-impressionniste Paul Signac a fait une brillante carrière dans un monde, à l’époque, peu enclin à admettre les femmes.

Son nom restera intimement lié à la reconversion de la gare d’ Orsay en un musée des arts du XIXè siècle aménagé par une autre grande dame du design, cette fois, Gae Aulenti.

Elle en fut la fondatrice, avant d’être nommée, à la tête de cette institution dés son ouverture en 1986.

A son actif, un programme musclé d’expositions :

1/ Manet en 1983 (ou 1986 ?)

2/ Gauguin en 1988

3/ Seurat en 1991

dont les catalogues resteront un modèle.

On lui doit de nombreux ouvrages consacrés aux impressionnistes et plusieurs donations exceptionnelles de Bonnard, Cézanne et Vuillard.

Grande figure de l’art à son époque, elle l’était encore aujourd’hui.

Pour la grande exposition consacrée à

Edouard Manet,

qui doit ouvrir à Orsay, le 6 avril, Stéphane Guégan lui avait demandé ses précieux conseils.

"Hommage à cet artiste majeur dont elle a été l’un des plus grands passeurs, cette rétrospective sera ainsi un hommage à Françoise Cachin" a souligné le ministre de la Cuture, Frédéric Mitterrand.

Petite-fille du militant communiste Marcel Cachin, cette amoureuse des peintres français avait fait ses études à l’ Institut d’art et d’archéologie, sous la direction d’ André Chastel. Reçue au concours de conservateur des Musées de France, elle dirigea,

- de 1969 à 1978, le Musée national d’art moderne, d’abord au Palais de Tokyo, , puis au centre Georges-Pompidou.

- en 1994, elle avait été nommée par Jacques Toubon, Directrice des Musée de France, imposant une politique de transparence et de réflexion stratégique.

- pendant son poste qu’elle occupera jusqu’en 2001, elle eut à gérer la crises des tableaux issus de la spoliation, gardés par les musées depuis la guerre, décidant courageusement d’ouvir publiquement le débat.

Autre affaire pour laquelle elle monta au créneau :

- celle du jugement comdamnant l’ Etat à verser 145 millions de francs à Jacques Walter, l’ancien propirétaire du Jardin à Auvers de Van Gogh, qui s’était vu interdire, après classement, la vente de son tableau à l’étranger.

Envers et contre tous les acteurs du marché de l’art, Françoise Cachin avait dénoncé " un préjudice non seulement pour les contribualbes mais pour la sauvegarde du patrimoine français."

Connue pour son caractère bien trempé, Françoise Cachin était devenue le chef de file des opposants au projet d’un Louvre à Abu Dhabi, en 2007. Sa phrase : " Les musées ne sont pas à vendre " avait déclenché une immense polémique.

Pour s’être élevée contre ce "Las Vegas des sables" dans une tribune du Monde cosignée, en 2006, par Jean Clair et Rolant Recht, elle s’était vu remercier, sans explication, avec Michel Laclotte, du conseil artistique des Musées nationaux.

La société de l’histoire de l’art français avait alors lancé une pétiiton pour demander au ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, de revenir sur "cette mesure profondément blessante" à l’égard de ces deux grands serviteurs de l’ Etats".

Le monde des musées a perdu "sa" grand dame. Françoise Cachin laisse un grand vide, souligne avec tristesse Guy Cogeval, actuel directeur d’ Orsay, qui se réjouissait tant de la voir revenir dans ses murs pour l’inauguration de l’exposition Manet.. Elle avait une écriture reconnaissable et raffinée, ajoute-t-il. On ne se lasse pas de relire ses catalogues. Elle savait enrichir la vision de l’art par d’autres considérations plus ouvertes sur l’évolution du monde.

Dans sa dernière exposition à Essen sur

"Les peintres à Pairs aux temps de l’impressionnisme",

elle a su montrer comment Paris fut une cité tentaculaire qui a influé les arts. Elle avait une vision tellement moderne. Elle restera un modèle pour nous tous."

Artrticle de Béatrice de Rochebouët

 
 

 
 

 
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