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Ernst Beyeler

 

Il fut le seul à qui Picasso, auquel il rendait visite dans l’espoir de lui acheter une oeuvre, répondit, montrant son atelier : "choisissez !" et ça, il ne l’avait fait pour personne d’autre,.

Ernst Beyeler, l’un des plus grands marchands de notre temps, s’est éteint chez lui fin février 2010.

C’est après-guerre, qu’il entre comme commmis dans une librairie bâloise, dont il prendra la direction à la mort de son propriétaire. Très vite, il transforme l’adresse en galerie en exposant d’abord des estampes japonaises. Puis, les expositions s’enchaînent et la rencontre avec un collectionneur américain ( qui lui cèdera une centaine de Klee, presque autant de Giacometti, et quelques Cézanne, Braque, Matisse, Mondrian) le propulse au firmament des galeries qui comptent.

Curieux, grand amoureux de l’art, son intérêt va des impressionnistes au Pop Art , de Monet à Lichenstein en passant par Kandinsky, Pollock, Kelly, Rothko, Serra.

En 1971, il co-fonde la mythique Foire de Bâle et surtout met à disposition du public sa collection en ouvrant, en 1994, sa Fondation dans la banlieue de Bâle, un bâtiment magnifique dont la construction fut confiée à Renzo Piano, l’un des architectes de Beaubourg.

Et, enfin, Ernst Beyeler, fut un acteur engagé dans la défense de l’environnement en créant une fondation pour la sauvegarde de la forêt tropicale.

Il avait 88 ans.

Auteur de l’articke : Alexandre Grenier

A lire :

Ernst beyeler, la passion de l’art : entretiens avec Christophe Mory Ed. Gallimard

Je connais la Fondation Beyeler.

C’est un lieu magnifique dans la proche banlieue de Bâle. Les expositions temporaires y sont de grande qualité - une nouvelle chaque été - et l’architecture de Renzo Piano, est splendide. Ne manquez pas de faire un détour, si d’aventure vous vous déplacez dans la région !

C.D.

 
 

 
 

 
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