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Pourquoi Irina Bokova ?

 

Irina

L’ élection au poste de directeur général de l’ Unesco devaît être une formalité pour Farouk Hosni, ministre de la Culture d’ Hosni Moubarak, le président égyptien, engagé personnellement dans cette campagne.

Farouk Hosni a essuyé le feu des critiques.

Plusieurs intellectuels, parmi lesquels le Prix Nobel de la paix Elie Wiesel, se sont publiquement émus de la teneur de propos tenus par l’ inamovible ministre de la Culture égyptien, en poste depuis vingt-deux ans.

En 2008, devant le Parlement égyptien, Farouk Hosni aurait ainsi déclaré souhaiter

brûler "lui-même"

les livres en hébreu des bibliothèques de son pays.

D’autres critiques ont par ailleurs porté sur la censure qu’aurait exercée le ministre de la Culture à l’encontre de plusieurs intellectuels et journalistes.

Malgré des excuses publiques publiées dans Le Monde, Hosni n’est donc pas parvenu à rassurer, suscitant l’embarras de la France, l’ Egypte étant l’un de ses principaux partenaires au sein de la fébrile Union pour la Méditerranée (UPM).

C’est l"annonce du retrait, à l’issue du troisème tour, de Benita Ferrero-Waldner - qui a fait pencher la balance.

La commissaire européenne autrichienne a en effet appelé, à mots couverts, à faire barrage au candidat égyptien au nom du " plein respect des valeurs morales et des idéaux de l’ Unesco".

Les proches du perdant et la presse égyptienne n’ont en effet pas manqué de s’indigner du barrage dressé contre leur candidat, qui aurait été le premier Arabo-musulman à diriger l’institution.

C’est donc un autre symbole qui s’est finalement imposé :

celui de la première femme à y être élue.

Agée de 57 ans, diplomate de carrière et polyglotte, Irina Bokowa est née dans l’ancien bloc communiste.

Il lui faudra rapidement convaincre après cette élection à l’arraché, la plus houleuse figurant dans les annales de l’ Unesco.

Sophie Flouquet

Journal des Arts

 
 

 
 

 
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