Tout déplier Tout replier

 

Berlin - le Neues Museum

 

Le Neues Museum a rouvert ses portes au public en 2009 en présentant sa collection égyptienne enfin réunie.

C’ était l’évènement culturel le plus attendu de l’année 2009, outre-Rhin : soixante-dix ans après sa fermeture, le Neues Museum, le " nouveau musée", renaît.

Situé dans l’ancien Berlin-Est, le bâtiment avait été partiellement détruit par les bombardements alliés, en 1945, et était resté à l’état de ruine pendant plusieurs décennies. Sa collection égyptienne, l’une des plus significatives d’ Europe, avait alors été évacuée et était éparpillée à travers plusieurs musées berlinois, dont le musée de Charlottenburg.

La pièce maîtresse de la collection, le buste de Néfertiti , épouse d’ Akenaton, datant de 1338 avant Jésus-Christ, a retrouvé son écrin d’origine.

Néfertiti

Découverte par des archéologues allemands en 1912, elle fut exposée au Neues Museum pour la première fois en 1924.

Enfouie sous des gravats sur les bords du Nil pendant plus de 3000 ans, la statue de la belle reine a été sauvée par le célèbre archéologue allemand Ludwig Borchardt.

Attraction star des touristes berlinois, elle trône désormais seule dans une salle surmontée d’une coupole.

"Nous avons reconstruit un palais pour Néfertiti, mais c’est surtout le palais de l’archéologie", se réjouit Mathias Wemhoff, directeur adjoint du musée.

Michael Eissenhauer, directeur des Musées de Berlin, souligne que " la réunification de la collection égyptienne n’a été rendue possible que par la chute du Mur".

La restauration du musée, qui avait ouvert ses portes pour la première fois en 1855, a coûté 200 millions d’euros.

Le bâtiment raconte à lui seul une page douloureuse de l’histoire allemande car l’architecte britannique David Chipperfield a préservé les traces de la guerre : impacts de balles, colonnes dégradées par le temps.

En mai 2012, cet architecte vient de recevoir le prix européen "Mies van den Rohe" pour sa travail de réhabilitation (voir article)

L’aile détruite a été reconstruite en brique, pour se distinguer de la partie épargnée par les bombardements.

article (2009) de Patrick Saint Paul, correspondant du Figaro à Berlin réactualisé en 2011.

 
 

 
 

 
Accueil     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter