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Daniel Templon ne mâche pas ses mots

 

* Templon

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"Quarante années d’erreurs économiques qui ne sont pas, in fine, sans répercussion sur la création et la situation de nos artistes dans ce pays.

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Pour être dominant culturellement, il faut être dominant économiquement."

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Pour quelles raisons, selon vous, les galeries françaises, dont la vôtre, ne sont-elles pas devenues plus puissantes internationalement, au sens d’avoir un pouvoir prescripteur - d’imposer leurs artistes ?

DT :

Il faut regarder ce qu’est devenue la France au plan économique, même si elle est encore la cinquième ou la sixième puissance économique mondiale : un pays en régression, un Etat endetté à hauteur de deux mille milliards (ce qui fait 45 milliards d’intérêts à rembourser chaque année !) avec une dépense publique de 57% de son PIB et plus de 10% de chômeurs ; une administration pléthorique (cinq millions de salariés dans la fonction publique soit un million de plus qu’en Allemagne pourtant plus peuplée de quinze millions d’habitants) ; le pays de la retraite à soixante-deux ans, de l’ ISF, un impôt idéologique qui coûte plus à l’ Etat qu’il ne lui rapporte et qui a fait partir les plus fortunés, ou ceux qui vendent leur entreprise ; mais aussi beaucoup de jeunes qui pensent pourvoir faire plus rapidement et mieux ailleurs ; celui des trente-cinq heures, idée tellement formidable que nous sommes le seul pays au monde à l’avoir adoptée ..

Quarante année d’erreurs économiques qui ne sont pas in fine, sans répercussion sur la création et la situation de nos artistes dans ce pays.

Pour être dominant culturellement, il faut être dominant économiquement.

Plus grave encore, c’est un pays irréformable tant que le président de la République, véritable monarque républicain, sera élu au suffrage universel.

Il est temps de changer cette Constitution, de confier le pouvoir à un Premier ministre qui sera automatiquement le chef du parti vainqueur aux élection, comme en Angleterre, en Allemagne ou en Italie.

Est-ce au président de nommer tous les hauts fonctionnaires de la culture et de l’audiovisuel, pour ne parler que de ce secteur ?

Quant à la fiscalité sur les oeuvres d’art, elle a toujours été très peu incitative jusquà la loi Aillagon, en 2003.

Trop peu soutenus par les collectionneurs nationaux, à la différence de l’ Allemagne ou les achats privés et publics sont infiniment plus nombreux, les artistes français, sous-cotés par rapport à leurs homologues étrangers, s’exportent difficilement."

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