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La fonderie d’art française meurt à petit feu

 

Article du Journal des Arts

L’un après l’autre, les grands noms de la fonderie ferment leurs portes en raison d’une baisse de la demande et de la délocalisation en Chine.

Le marché français ne peut supporter qu’un petit nombre d’acteurs.

L’odeur de cire fondue, la poussière des plâtres, la grande histoire des traditions perdues ... dans ce décor suranné à souhait vibrent le bruit des ciseleurs et la flamboyance des coulées.

Tous les ingrédients sont là pour le portrait doux-amer d’une corporation coincée dans le temps, entre la nostalgie d’un Paris capitale de l’art moderne et la fierté désuète d’un savoir-faire ancestral.

Mais les chiffres sont là et n’ont rien de poétique : le bronze français est en liquidation.

Avec lui, quelques centaines d’ouvriers et leur savoir-faire.

Landowski, Clementi, Delval, pour ne citer que les plus célèbres, ont arrêté les machines. La plupart des grands "cachets" avouent des exercices difficiles.

la fonderie de Chevreuse comptait encore quarante employés en 2012, ils ne sont plus que six.

La Plaine, à Saint-Denis,s ’est séparée de trois employés sur dix en 2014.

Passer sous la dizaine, pour une fonderie, est un signal dangereux : entre la cire , le plâtre, la coulée, la ciselure et la patine, il faut pérenniser une chaîne composée au minimum de cinq ou six ouvriers qualifiés et un chef d’atelier.

Hormis de rares exceptions, les trente à quarante fondeurs français référents frôlent aujourd’hui cette ligne rouge.

Comment en sont-ils arrivés là ?

A suivre

 
 

 
 
 
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par claudine
 

 
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