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Kamel Daoud et la loi du silence
article d’ Alexandre Devecchio

 

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Récompensé par le prix Lagardère du journaliste de l’année pour ses chroniques dans Le Point,

l’écrivain algérien renonce.

Après la Fatwa lancée contre lui par un imam salafiste algérien en décembre 2014, Kamel Daoud est désormais victime d’un" fatwa médiatique".

Cette fois, l’auteur de Meursault, contre-enquête n’est pas visé par des fanatiques musulmans, mais par un collectif composé de "sociologues", d’ "anthropologues" et de "politistes".

Dans une tribune publiée dans Le Monde le jour de l’annonce du prix Lagardère, ces derniers l’accusent de "recycler les clichés orientalitstes les plus éculés", de "banaliser le racisme" et même de faire preuve de "paternalisme colonial" !

L’objet du scandale est un article de Daoud publié dans le quotidien italien La Repubblica et traduit dans Le Monde intitulé "Cologne, lieu de fantasmes" .

L’écrivain qui a vécu de l’intérieur la guerre civile en Algérie, y interroge le rapport aux femmes du monde arabo-musulman, et en particulier celui des islamismes.

"Le sexe est la plus grande misère dans le "monde d’ Allah".

A tel tel point qu’il a donné naissance à ce porno-islamisme dont font discours les prêcheurs islamistes pour recruter leurs fidèles : description d’un paradis plus proche du bordel que de la récompense pour gens pieux, fantasme des vierges pour le kamikaze..." écrit-il.

Pour les pétitionnaires, Kamel Daoud, épouse une "islamophobie devenue majoritaire".

L’ affaire est symptomatique.

Au pays de Voltaire, il est presque devenu impossible de critiquer l’islam sans être accusé de stigmatiser, d’amalgamer des populations.

Comme l’écrit Kamel Daoud lui-même dans le Quotidien d’ Oran,

"le verdict d’ islamophobie sert aujourd’hui d’inquisition".

*

Le silence assourdissant de nos "politiques" sur ce sujet très grave, pour le statut des femmes en Europe, est très grave.

Nous saurons nous en souvenir .... .

 
 

 
 

 
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