» Violences faites aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées » L ’Inde malade de son sexisme envers les filles
 
Tout déplier Tout replier

 

L ’Inde malade de son sexisme envers les filles

 

Article de Chrsitine Nayagam - New Delhi (partiellement reproduit)

paru dans la presse en 2015.

*

En 2006 : Campagne contre l’avortement sélectif, à New Delhi.

Les Nations Unies estiment à environ 500.000 chaque année le nombre d’interruptions de grossesse destinées à éviter la naissance d’une fille.

* Quartier huppé de New Delhi (habitants medecins, avocats, enseignants d’universités, ingénieurs tous issu des familles les plus éduquées de la ville.

859 filles pour 1.000 garçons dans la classe des 0 à 6 ans

A une centaine de kilomètres de là, dans le district de Jhjjar de l’ Etat de l’Haryana, Priya pleure le mort se sa fille nouveau-née :

"Elle a été tuée par ma belle-famille, ils l’ont jetée dans la rivière", se lamente-t-elle, les yeux remplis de larmes.

" L’infanticide est courant à Jhajjar, sauf que d’habitude les meurtres sont commis avec l’accord de la mère", raconte une paysanne d’environ 50 ans.

Un an après le drame, les accusés ont repris leur vie normale et, sans preuves tangibles, l’affaire s’est perdue sous les piles de dossiers non résolus de la police locale. Priya a déjà deux fils, elle vit encore avec sa belle-famille et pleure toujours cette mort tragique (disons le mot : assassinat). son regret : "Ne pas avoir eu le temps de lui donner un prénom."

Même les femmes les plus éduquées

L’Inde est le pays qui vénère le plus de déesses au monde. La femme est pourtant très loin d’y être idolâtrée.

Les Nations Unies estiment à environ 500.000 chaque année le nombre d’interruptions de grossesse destinées à éviter la naissance d’une fille. Les avortements sont pratiqués en cachette et dans des conditions d’hygiène douteuses par des médecins peu scrupuleux. Et les infanticides sont dramatiquement fréquents.

La priorité accordée à la naissance de garçons est bien connue à travers l’ Asie.

*

*

Le dernier recensement mené en Inde en 2011 indiquait qu’il n’y avait , à l’échelle nationale que

914 filles pour 1000 garçons

dans le groupe des 0 à 6 ans.

Cette discrimination prénatale et postnatale s’est accrue dès que les femmes ont eu accès à des méthodes permettant d’identifier le sexe de l’enfants, menant ainsi à de nombreux avortements.

Cette pratique concerne tous les Indiens, toutes classes confondues.

* *

Des filles enchaînées dans les maisons

Le manque de filles a commencé à se faire sentir dès l’instant où les hommes en âge de se marier ne trouvaient plus d’épouse. Ils ont alors commencé à en chercher dans les Etats voisins. Certaines sont littéralement "achetées à un broker " (courtier en femmes) pour des sommes aussi dérisoires que 5.000 roupies (72 euros)

Aucune cérémonie de mariage officielle pour ces femmes-objets, qui n’ont pas même le statut légal d’épouse, d’où des vulnérabilités extrêmes ; elles devient les servantes et les esclaves sexuelles des homme de la famille.

suivent des témoignages accablants ..

*

" Le médecin et tout le personnel de la clinique ont des codes et des façons de parler pour transmettre des messages aux parents .. et ils reçoivent des sommes importantes. Dans plusieurs cas, les tests sont faits au lieu de résidence du médecin ; des bus sont aussi utilisé pour couvrir les villages reculés" explique un membre de l’association Aidwa.

Le viol d’une jeune étudiante indienne dans un bus, le 16 décembre 2014, a suscité un électrochoc,

Cette affaire à remis au goût du jour,les débats sur le statut de la femme et surtout sur le manque de filles - un des nombreux maux à l’origine des violences faites au femme en Inde.

*

Au côté des autorités publique,les institution religieuses jouent aussi leur rôle en cherchant à éclaire les âmes.

Certains temples placent désormais des berceaux devant leurs portes afin que ceux qui refusent leur fille puissent y déposer l’enfant, plutôt que de l’abandonner ou de le tuer."

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

J’ai beaucoup voyagé à travers le monde, mais je ne suis allée qu’une seule fois en Inde et je n’ai jamais eu l’envie d’y retourner.

Une scène parmi tant d’autres :

" Une jeune femme enceinte, traînant dernière elle de jeunes enfants ayant chacun neuf ou dix mois de moins que le précédent.

Elle mendie ..

Des marchands (des hommes) lui jettent des épluchures de pastèques ..

Après lui avoir fait ces enfants, ils ne trouvent rien de mieux que de jeter des épluchures de pastèque à cette prostituée ...."

*

Des hôtels de luxe avec des buffets abondants ...

et quand vous regardez par la fenêtre : des femmes misérables dorment sur le trottoir avec leurs enfants ...

J’ai vu cette misère dans beaucoup de pays mais ce mépris pour les femmes ..

L’ Inde ? Non merci !

 
 

 
 

 
Accueil     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter