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Pierre Rosenberg : l’histoire de l’art n’est pas assez présente dans les classes françaises

 

Comme je l’ai dit pendant près de quinze ans

à la tête de l’ Echappée culturelle

aux permanences de bureau, tous les lundis et tous les jeudis ou presque ...

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IL FAUT SANS CESSE EXERCER SON OEIL !

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Pierre Rosenberg

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Pierre Rosenberg*

(très impliqué dans l’élaboration du festival de Fontainebleau) dit pas autre chose.

Président du comité scientifique depuis sa création en 2011, du Festival de Fontainebleau.

Sans notions d’histoire, mais aussi de latin et de grec, sans culture mythologique et biblique, comment jouir des richesses de notre patrimoine commun ?

Comment jugez-vous l’enseignement de l’histoire de l’art dans les collèges et les lycées ?

Pierre Rosenberg

"Moi et nombre de mes collègue sommes malheureux depuis très longtemps.

Notre discipline n’est pas suffisamment présente dans les classes françaises, contrairement aux italiennes par exemple.

Il y a toujours eu une résistance de la part de l’ Education nationale.

L’histoire de l’art n’est jamais jugée prioritaire dans un secteur, où, en outre, les réformes sont très difficiles comme on le constate aujourd’hui.

Conséquence : les enfants qui n’ont pas des parents les emmenant au musée n’ont quasiment aucune chance de découvrir ce monde.

Ce système est tout sauf démocratique. Il privilégie ceux qui viennent de milieux sociaux déjà ouverts à la culture savante.

Comment pallier la lacune ?

L’idée d’un festival annuel, organisé par le ministère de la Culture, l’Institut national d’ histoire de l’art, le Château de Foontainebleau, avec le concours du ministère de l’ Enseignement supérieur et de la Recherche, s’est concrétiqsée à Fontainebleau en 2011

C’est trop éphémère, et nous n’avons même pas les moyens d’éditer les conférences.

Toutefois, c’est un bon début car, durant trois jours, cette manifestation gratuite fédère non seulement les universitaires, les marchands, les éditeurs, les restaurateurs et le collectionneurs mais aussi 30.000 curieux, soit plus du double que lors de la première édition.

L’ Angleterre et l’Italie cherchent actuellement comment décliner l’évènement.

propos recueillis par Eric Bietry-Rivierre

* Académicien

 
 

 
 

 
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