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Pieter Hugo à la Fondation Cartier-Bresson

 

Fondation Henri Cartier-Bresson

2, impasse Lebouis

75014 Paris

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Du 14 janvier au 26 avril 2015

du mardi au dimanche de 13h à 18h30

samedi de 11h à 18h45

nocturne le mercredi jusqu’à 20h30

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Pieter Hugo

Ann Sallies, ma nourrice, Douglas, 2013

* Regarder son pays avec un oeil critique, c’est se regarder soi-même et regarder son prochain. C’est ressentir le poids de l’histoire et comprendre le rôle que chacun y joue.

Après avoir travaillé dans différents pays du continent africain, Pieter Hugo, photographe né en 1976, a choisi de se confronter à sa terre natale, l’ Afrique du Sud. C’est véritablement au moment où il prend racine en fondant une famille, que la question de l’appartenance à une terre si conflictuelle le taraude. Il est adolescent à la fin de l’ Apartheid (1991) et la topographie de l’endroit où il grandit l’entraîne dans une tentative constante de réappropriation de cet espace.

Danville

Réalisée au cours des huit dernières années, la série KIN est une exploration intime, une mise en relation des éléments familiers qui façonnent le quotidien du photographe : espaces publics chaotiques ou intérieurs modestes, portraits de ses proches ou de vagabonds, tout semble lié à la question de savoir si une harmonie est possible (ou nécessaire) dans son pays. Pieter Hugo paraît écartelé entre le constat amer que la fin de l’apartheid est loin d’avoir résolu la violence ou les inégalités, et le désir de comprendre si une vie simple, un "home" est possible en Afrique du Sud.

Il veut se sentir un élément du tout, prendre part à l’histoire, endosser les erreurs et va jusqu’à se représenter nu, avec son enfant nouveau-né parmi la série de portraits saisissante qu’il propose, comme pour marquer davantage son appartenance. Ces portraits, sont sans doute moins spectaculaires que ceux de son fameux ouvrage Hyena and other men par exemple. L’artiste a mûri. Il a opté pour une frontalité simple avec peu de décors, des regards directs, sans emphase. La présence des natures mortes, qui émaillent l’ensemble, est nouvelle pour Hugo. C’est l’intrusion claire de la sphère de l’intime, modeste pas misérable. L’ Afrique est ma terre natale, précises-t-il, mais je suis blanc. Je me sens africain quel qu’en soit le sens, mais si on demande à n’importe qui en Afrique du Sud si je suis africain, la réponse sera toujours négative. Je ne me sens pas en phase avec la topographie sociale de cette terre, et c’est sûrement la raison pour laquelle je suis devenu photographe.

L’exposition est réalisée en partenariat avec la Fondacio Foto Colectania (Barcelone) et la galerie Stevenson (Cape Town/Johannesburg)

L’ouvrage "KIN" est publié par Aperture

 
 

 
 

 
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