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Cynisme et improvisation ont marqué les mominations phares de la rentrée, aux Beaux-Arts de Paris
Article de Vincent Noce - Journal des Arts

 

Jean-Marc Bustamante

Bustamante

Paris-Rome

"L’arrivée de Jean-Marc Bustamante à la tête de l’ Ecole nationale supérieure des beaux-Arts (Ensba) a été une surprise.

Fleur Pellerin s’est sortie de justesse du guêpier dans lequel elle s’était placée en révoquant son directeur, Nicolas Bourriaud, en juillet.

Le passage de ce favori de Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture, dans une enceinte académique ne restera certes pas dans l’Histoire. Mais la méthode de l’actuelle ministre a choqué.

Sélectionné par un jury, l’artiste toulousain, qui a enseigné vingt ans à l’ Ensba et, en parallèle, sept à l’ Académie des beaux-arts de Munich est bien accueilli par ses confrères.

Ils soulignent cependant la "démoralistion" d’une école à la dérive et en panne budgétaire.

Bustamante, qui a représenté la France à la Biennale de Venise en 2003, et dirigé un temps le Festival international d ’art de Toulouse, a entretenu des relations amicales avec de nombreux professionnels, y compris les candidats malheureux au poste comme Eric de Chassey - qui l’a invité à exposer à la Villa Médicis à Rome en 2012.

A 63 ans, le nouveau directeur a demandé un mandat de quatre ans, qui sera unique donc "exceptionnel", nous a-t-il indiqué.

Dès maintenant, il compte engager un dialogue avec les directeurs de département, avant d’annoncer des réformes et des mesures drastiques.

Il voudrait notamment mieux réglementer les mécénats et "faire revenir des enseignants de qualité", tout en songeant à l’ouverture de classes préparatoires.

Espérons qu’il saura aussi attirer l’attention de la tutelle sur l’état problèmatique des bâtimenst historiques de l’ Ecole."

 
 

 
 

 
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