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L’ immobilier vu par le Président de la FNAIM (Fédération Nationale de l’ Immobilier)

 

Le Figaro - 14 déc 2013

Jean-François Buet

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Jean-François Buet

Marché de l’immobilier fin 2013 ?

. en 2012, recul de 18% de transactions

. en 2013, recul de 5% des transactions

Nb de transactions en 2013 : de l’ordre de 630.000,-

" ...... Le marché de la résidence secondaire est inexistant dans la Creuse ou dans le Morvan .."

Perspectives d’évolution en 2014

"Taux de crédit très bas : 3,35% en moyenne sur 20 ans

Les clients sont attentistes et les vendeurs subissent une forte fiscalité.

Les acquéreurs vont subir une augmentation des droits de mutation.

Ils sont surtout en pleine interrogation sur l’avenir."

Que vous inspire le projet de loi Alur sur le logement et notamment l’encadrement des loyers ?

"La mesure d’encadrement des loyers, qui doit repasser en seconde lecture à l’ Assemblée nationale, est archaïque. Elle va donner au locataire l’impression que le marché va plutôt dans son sens, alors que paradoxalement, les propriétaires bailleurs ne veulent plus investir.

Cet encadrement ne donne plus envie à un investisseur d’acheter un appartement pour le mettre en location.

Résultat, les locataires sont toujours aussi nombreux avec toujours aussi peu de logements à louer dans les zones tendues comme en région parisienne.

Aujourd’hui, il y a une vraie demande et trop peu d’offres."

La Garantie universelle des loyers verra-t-elle le jour en 2016 ?

"Oui, car elle est inscrite au titre de l’article 8 du projet de loi. Mais elle ne verra pas le jour comme elle était prévue initialement. A priori, ce ne sera plus une taxe, elle ne serait plus obligaoire et personne ne sait comment elle sera financée et encore moins appliquée.

Dans quel état d’esprit sont les professionnels de l’immobilier ?

"Ils subissent déjà la crise économique du pays, ensuite une fiscalité excessive voir rétroactive, incomprise de nos concitoyens et puis cette nouvelle réfglementation va venir les impacter directement.

Elle leur inflige non seulement des obligations mais elle supprime aussi des honoraires.

Certes nous allons avoir des professionnels mieux formés, comme nous le réclamons depuis longtemps mais ils devront en même temps, moins bien payer leurs collaborateurs. Aujourd’hui, les professionnesl sont très inquiets, pour beaucoup en colère.

Ils ne comprennent pas ce qui se passe et certains sont contraints de fermer.

L’activité immobilière est aujourd’hui en net recul. L’inquiétude touche les agents immobiliers comme les administrateur de biens et les syndics."

 
 

 
 

 
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