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Eddie McDonnell, directeur du Mona Bismarck American Center

 

Eddy

L’ ancien financier s’est mué en prosélyte de la culture transatlantique à Paris.

Portrait du fringant directeur du Mona Bismarck American Center.

Devenir le centre culturel américain de référence à Paris : telle est l’ambition affichée par Eddie McDonnell.

L’ Américain a pris, il y a deux ans, la tête de la fondation Mona Bismarck, qu’il a eu vite fait de rebaptiser le

Mona Bismark American Center for Art et Culture.

"Depuis la fermeture de l’ American Center en 1996, puis du musée d’ Art américain de Giverny en 2008, ce type de lieu faisait défaut à Paris.

"Nous voulons pallier ce manque", explique-t-il. Installée en bord de Seine, côté Trocadéro, dans l’hôtel particulier où vécut la riche mécène américaine Mona Bismarck, la fondation créée à la mort de cette dernière, en 1983, vivait de ses fonds propres (issus du legs), organisant quelques expositions selon un calendrier des plus vagues.

Ce temps est révolu.

Depuis son arrivée, Eddy McDonnell travaille à renforcer les expositions et à mettre sur pied une programmation culturelle digne de ce nom (conférences, rencontres, performances théâtrales et concerts), avec le souci d’augmenter la fréquentation et de parvenir à l’équilibre financier.

Le directeur des lieux veut aussi ouvir davantage la fondation au public - français à 90%. Pour ce faire, certains espaces doivent être rénovés.

Ces rénovations ont un coût. Avec l’accord unanime du conseil d’administration et à la surprise générale, en 2012, le portrait de Mona Bismarck par Salvador Dali, seule oeuvre d’art en sa possession a été vendu au enchères. La vente a rapporté 2,6 millions d’euros, soit un dixième du montant des travaux envisagés.

La billeterie, et la location d ’espaces, pratique toute récente, n’y suffiront pas, il faudra faire entrer en scène de généreux mécènes.

Dans ce domaine aussi tout reste à faire.

"J’aime les challanges. Quant la situation devient facile, cela m’intéresse moins", s’amuse à dire cet ancien financier qui trouve le monde de la culture bien "sympathique et ouvert", comparé à celui d’où il vient.

Il est arrivé au conseil d’administration de la fondation en tant que trésorier bénévole, avant d’en prendre les rênes à la demande du directeur sortant.

Sourire imperturbable en toute circonstance, il cultive le secret.

Avec un seul credo : consolider et agrandir l’édifice.

Selon une devise bien à lui :

" Il faut marcher avant de courir."

Article de Daphné Bétard pour la revue Beaux Arts

 
 

 
 

 
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