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Nissim de Camondo - Musée parisien

 

Il y a soixante-dix ans s’éteignait la dynastie des Camondo

Nissim

Les Camondos, banquiers et collectionneurs d’art, comptèrent parmi les plus grands mécènes de notre pays.

Le musée Nissim de Camondo a été légué par la famille au musée des Arts décoratifs en hommage à l’aviateur de la Grande Guerre - Nissim de Camondo - mort pour la France en 1917.

Comme le soulignait Pierre Assouline dans son ouvrage

Le dernier des Camondo

paru en 1997, les Camondo n’ont pas eu beaucoup d’enfants, à l’instar de grandes familles juives comme les Rothschild. Leur dynastie s’est éteinte tragiquement dans les camps d’ Auschwitz.

"Arrêtés avec leurs parents en 1942 avec la complicité active de quelques français, les jeunes Fanny et Bertrand Reinach, furent les ultimes représentants des plus grands mécènes que la France ait comptés"

Les Rothschild de l’ Orient

Chassés d’ Espagne, les Camondo s’installent à Venise, puis, au XVIIIè siècle, à Constantinople, où ils brillent comme banquiers de l’ Empire Ottoman. Ils parcourent l’ Europe et posent finalement leurs valises à Paris en 1868, à la fin du Second Empire.

Là, les héritiers et cousins Isaac et Moïse, banquiers toujours et grands collectionneurs d’art, se lancent à partir de 1897 dans le mécénat.

Mais c’est une époque d’antisémitisme fort et leurs dons à l’ Etat français, auquel ils se montrent très attachés, ne leur apporteront ni célébrité ni sympathie.

On leur doit pourtant

- la majeure partie des toiles impressionnistes du Louvre,

- des oeuvres rares du musée d’ Orsay,

- des centaines d’estampes japonaises du musée Guimet

Offert également

- le château de Champs-sur-Marne ainsi que

- la Villa Kerylos de Beaulieu -sur-mer.

Et surtout le très beau

- musée Nissim de Camondo, l’hôtel familial de Moïse de Camondo et ses précieuses collections léguées aux Arts Décoratifs par le banquier après la mort de son fils unique, qui le brise.

Un quart de siècle plus tard, la soeur de Nissim, Béatrice , son mari, Léon Reinach et leurs deux enfants abandonnés aux nazis disparaîtront dans les camps . . . .

Quant aux deux fils naturels d’ Isaac, non reconnus, ils sont morts en 1978 et 1980.

La fin d’une dynastie qui aimait la France, mais cet amour n’a pas été réciproque ...

 
 

 
 

 
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