» Grandes causes nationales et européennes - Crimes contre l’humanité - Pollution » De moins en moins d’oiseaux nichent en France
 
Tout déplier Tout replier

 

De moins en moins d’oiseaux nichent en France
Parmi les 277 espèces recensées, 26% sont menacées à des degrés divers

 

Lu dans la presse en mai 2011.

La France est une terre de moins en moins hospitalière pour les oiseaux.

selon un état des lieux publié par le Muséum national d’histoire naturelle et l’ Union Internationale pour la Conseration de la Nature (UICN), 26% des espèces nicheuses, autrement dit celles qui se reproduisent sur le territoire métropolitain, sont menacées à des degrés divers.

Cela va des volatiles les plus connus comme le flamant rose, la bécassine des marais ou l’aigle royal, aux plus insolites comme la sterne caugek , le cochevis de Thékla ou la locustelle luscinioïde.

Au total, 73 espèces nicheuses sur les 277 recensées dans l’Hexagone figurent sur cette "liste rouge" nationale qui vise, pour la première fois, à déterminer les espèces dites menacées en fonction de la taille et de l’évolution de leurs effectifs et de leur aire de répartition.

Parmi elles, 42 sont "vulnérables", 20 sont "en danger" et 11 sont en "danger critique".

C’est le cas de la pie-grièche à poitrine rose , un passereau méditerranéen dont il ne reste que 30 ou 40 couples concentrés sur un réduit de moins de 100 km2, alors qu’on le trouvait il y a moins d’un siècle jusqu’en Ile-de France

et

également de la grue cendrée. Cet oiseau est abondant au-dessus de la France lors de sa migration, mais il ne ses reproduit quasiment plus chez nous et hiverne de moins en moins.

Le pingouin de Torga :

il ne reste plus que 30 couples nicheurs en Bretagne (contre 500 en 1960), mais dont les effectifs restent importants en Scandinavie et dans les îles Britaniques.

La proportion d’oiseaux nicheurs menacés en France (26%) est deux fois plus importante que dans le reste du monde (12%)

(Travail mené par l’UICN avec divers partenaires dont L’ Office national de la chasse et de la faune sauvage.

La baisse des effectifs s’explique principalement par l’intensification des pratiques agricoles, l’extension des surfaces cultivées et de l’urbanisation, sans oublier les destructions volontaires. Du également à la réduction des prairies alluviales et certains rapaces, comme le Milan royal, sont toujours victimes d’empoisonnement ou de tirs au fusil.

L’ UICN et le Muséum soulignent néanmoins que les efforts de conservation menés depuis plusieurs décennies ont permis des "reconquêtes inespérées".

Et de citer le cas d’un petit héron, le blongios nain, et de la guifette moustac. De même, après avoir disparu de France pendant près d’un siècle, le vautour moine niche à nouveau dans les Grands Causses.

Ouf ! Nous sommes rassurés.

 
 

 
 

 
Accueil     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter