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Châteaux de Gaillon et de Villers-Cotterêts

 

Deux fleurons du patrimoine français, les châteaux de Gaillon et de Villers -Cotterêts,

attendent d’urgents travaux de restauration et de mise en valeur de leurs sites.

Gaillon

En France,

41% des bâtiments classés sont jugés défectueurx, à en croire un récent rapport sur l’état sanitaire du parc monumental

14,8 % sont jugés partiellement en péril et

4,2% en situation de péril global.

Le château de Villers-Cotterêts, joyau du patrimoine français, situé dans l’ Aisne, appartient sans aucun doute à cette dernière catégorie, sans que l’ Etat, propriétaire des lieux, ne semble s’en émouvoir.

Construit à partir de 1532 par François 1er, qui y signa l’ Ordonnance générlisant le français comme langue officielle, il est désaffecté depuis les années 1980 et menace de tomber en ruine.

.. le château est fermé pour raisons de sécurité.

Après divers actes de vandalisme et le pillage sur l’édifice, l’ Etat a ssuré le strict minimum : la toiture a été recouverte d’un "parapluie en tôle et toutes les fenêtres ont été murées.

Autant dire que le bâtiment n’a pas fière allure. Les projets de restauration se sont succédé sans qu’aucun ne soit tenu. Après avoir tenté de se débarrasser du château pour un franc symbolique, l’ Etat s’était finalement engagé

à assurer sa restauration, comme en contre-partie au transfert des cendres d’ Alexandre Dumas du cimetière de Villers-Cotterêts (sa ville natale ) au Panthéon, en novembre 2002.

En 2003, les travaux de restauration avaient été estimés à 30 millions d’euros, chiffre qui a aujourd’hui sensibement augmenté. Depuis, plus rien.

Le château se dégrade un peu plus tous les jours sous les yeux impuissants des autorités et associations locales.

Restaurations attendues

Dans une situation certes moins dramatique, le château de Gaillon, dans l’ Eure, attend lui aussi son heure.

Fermé au public, il est exceptionnellement ouvert lors des journées du patrimoine.

Témoin privilégié du passage du Moyen Age à la Renaissance, reconstruit entre 1502 et 1509 par le cardinal d ’Amboise (1460-1510), premier ministre de Louis XII, féru d’art italien, le château de Gaillon a été détruit durant la Révolution.

Il a été dépecé et certains de ses éléments ont été remontés à l’ Ecole des beaux-arts de Paris, tandis qu’un établissement pénitentiaire a été construit sur ses ruines entre 1812 et 1827. Il a finalement été racheté par l’ Etat en 1975.

Certains de ses vestiges sont conservés à la Basilique royale de Saint-Denis, au Metropolitan Museum of art de New York ( ?) et au Musée national de la Renaissance d’ Ecouen, qui possède notamment des boiseries témoignant de la splendeur passée de Gaillon.

A Gaillon comme à Villers-Cotterêts, aujourd’hui, on espère le secours providentiel de mécènes comme seule issue possible, même si aucune structure précise n’a été mise en place.

Comme si le désengagement de l’ Etat était désormais tenu pour acquis et irrémédiable.

Daphné Bétard

Journal des Arts

 
 

 
 

 
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