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L’économie cubaine fait marche arrière ..

 

Lu dans les pages roses du Figaro récemment (janvier 2018)

Hector Lemieux, La Havane

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Après la libéralisation, Raoul Castro bride le secteur privé, pesant sur l’île très affectée par les ouragans.

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11,15 millions d’habitants en 2017

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Les cubaines coquettes en diable, dépensent entre 20 et 40 pesos cubanos (0.75 euro -1.50 euro) pour arborer des ongles manucurés aux couleurs bariolées. Yaimara gagne ainsi en une seule journée des centaines de pesos, autant que le salaire mensuel d’un ingénieur du secteur public !

Cuba 2018

Au fond de son garage, elle a disposé une petite imprimante.

"Je fais aussi des photocopies et je vends des Telenovelas (feuilletons latino-américains) et des films d’amour aux habitants du quartier pour les mettre sur leurs clés USB" explique la jeune patronne.

Face aux

4 millions de Cubains qui travaillent pour l’ Etat

ils sont aujourd’hui

556.000 travailleurs indépendants

(Dans un article de juillet 2017, ils étaient 657.000 petits entrepreneurs privés)

comme Yaimara,des petits patrons aux fortunes diverses : vendeurs ambulants, horlogers, réparateurs de téléphones portable ..

*

Depuis 2010, date de l’ouverture par Raul Castro d’un capitalisme à la cubaine, tout allait pour le mieux.

Mais, l’an dernier, les petits patrons sont devenus les bêtes noires du régime.

Tout a commencé au printemps lorsque les chauffeurs de taxis collectifs ont commencé à manifester pour avoir le droit d’augmenter le tarif de leurs courses.

A la suite de ces manifestations et des demandes d’émancipation économique le régime s’est durci comme jamais, a envoyé la police et révoqué des centaines de licences de taxis.

Par la suite, la suspension de l’octroi de licences s’est étendue à presque tous les secteurs du privé.

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Le virage capitaliste initié par Raul Castro a contribué à relancer l’économie, mais aussi à l’émergence de libertés, peut-être trop dérangeantes pour le pouvoir, a vécu.

Au risque de mener l’économie cubaine plus près du précipice. Les autorités cubaines ont peu à peu pris des mesures contre-productives.

Selon les annonces officielle, la croissance de l’économie cubaine devrait atteindre 1,6% en 2017. Des chiffres qui ne reflètent pas le quotidien des Cubains. Les étals des magasins de nourriture sont vides.

- Les terribles dégâts causés par l’ouragan Irma, estimés à

13 milliards de dollars,

également

- au renforcement de l’embargo des Etats-Unis voulu par Donald Trump qui pèse sur le tourisme et les investissements, mais aussi

- à l effondrement économique du Venezuela, le pays frère fournisseur de pétrole à prix cassé.

Nouveau coup de théâtre, début 2018, l’interdiction de posséder deux entreprises.

A Cuba tout est arbitraire et rien n’est figé.

*

Ainsi en est-il de Raul Castro.

Après avoir annoncé depuis plusieurs années qu’il quittera le pouvoir le 24 février prochain, il a décidé de jouer les prolongations jusqu’au 21 avril, alimentant les spéculations dans la population.

Beaucoup estiment qu’il pourrait ne jamais céder le pouvoir.

Le frère de Fidel Castro a invoqué les dégâts causés par Irma pour reporter son départ.

Mais à Cuba, nul ne sait si le pays se réveillera avec un nouveau président le 21 avril.

 
 

 
 

 
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