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Enfants maltraités : des violences sous-estimées (1/2)

 

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Article du Figaro - février 2017

Agnés Leclair

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Alors que la statistique du nombre de femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint est largement médiatisée tous les ans,

aucun chiffre national n’existe sur le nombres d’enfants qui succombent sous les coups de leurs parents.

Un véritable paradoxe dans une société qui semble si attentive au bonheur des plus petits ....

Reste les faits divers, dont le rythme semble s’accélérer ces dernières semaines.

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Violence

Selon l’ association La Voix de l’ enfant, deux à trois enfants sont morts, par semaine , à la suite de violences dans un cadre famillial entre avril et octobre 2016.

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- Le 11 janvier 2017, la noyade d’un garçon de 8 ans, qui aurait été plongé pieds et poings liés dans la baignoire de l’appartement familial, et dont la mère a expliqué l’avoir puni parce qu’il aurait mangé des bonbons alors qu’il était diabétique ...

- Le 9 février 2017, placement en garde à vue d’une mère soupçonnée d’avoir frappé ses enfants coups de câble électrique.

- La nuit du 5 au 6 février 2017, le décès suspect de Yanis 5 ans, contraint de courir dehors en pleine nuit parcequ’il avait fait pipi au lit et présentant un traumatisme crânien.

- etc

Ces affaires glaçantes sont-elles susceptibles de mettre en lumière un phénomène difficile à appréhender à l’échelle du pays ?

Au contraire, la juxtaposition de faits isolés participe "au déni d’un ample problème sociétal et de santé publique" juge Anne Tursz, épidémiologiste à ’l Inserm et spécialiste de la maltraitance des enfants ?

"C’est plus facile de se dire qu’il n’y a que quelques cas isolés, mais il ne s’agit seulement que de la pointe de l’iceberg, car on ne médiatise que les affaires les plus extrêmes. Elles dédouanent des parents qui élèvent leurs enfants dans la violence éducative ordinaire, mais qui se disent qu’ils n’en sont pas à ce stade de brutalité".

C’est le travail statistique de cette chercheuse sur les cas de bébés secoués dans trois régions qui a permis de mettre à jour la sous-évaluation du nombre d’homicides de nourrissons et d’avance le chiffre de deux enfants tués par jour à la suite de mauvais traitements.

 
 

 
 

 
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