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La fonderie d’art meurt à petit feu ... en France !

 

Journal des Arts du 2 octobre 2015

L’un après l’autre, les grands noms de la fonderie ferment leurs portes en raison d’une baisse de la demande et de la délocalisation en Chine.

Le bronze français est en liquidation.

Avec lui, quelques centaines d’ouvriers et leur savoir-faire.

Landowski, Clementi, Delval pour ne citer que les plus célèbres, ont arrêté leurs machines.

La fonderie de Chevreuse comptait encore quarante employés en 2012, ils ne sont plus que six.

La Plaine, à Saint-Denis, s’est séparée de trois employés sur dix en 2014.

Passer sous la dizaine, pour une fonderie, est un signal dangereux : entre la cire, le plâtre, la coulée, le ciselure et la patine, il faut pérenniser une chaîne composée au minimum de cinq ou six ouvriers qualifiés et un chef d’atelier.

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Aujourd’hui, Miquel Barcelo (espagnol) chez Clementi et Martial Raysse à La Plaine ne suffisent plus.

Les locomotives s’appellent Damien Hirst, Antony Gormley, Georg Baselitz, Anish Kapoor, Tony Cragg ou Urs Fischer.

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Eux fondent en Angleterre, à New York, en Italie, en Suisse ou en Chine : l’ érosion du bronze français est d’abord celle du marché de l’art parisien.

La fonderie Kunstgiesserei emploie à Saint-Gall Suisse, cinquante ouvriers.

Hubert Lacroix, directeur de Susse Fondeur, sans doute le plus contemporain des fondeurs parisiens, dresse un parallèle inquiétant :

"ni la Biennale de Venise, ni même la Fiac ne constituent un sursaut pour notre activité".

Une des dernières fonderies françaises à garder sa vingtaine d’ouvriers : La Fonderie Coubertin.

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La fonderie italienne Venturi annonce 80% de clients français !

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En Chine, on ne retrouve pas toujours le nom des artistes sur les catalogues des fondeurs :

"Ceux qui choisissent le low cost préfèrent la discrétion, avec la bénédiction de galeristes peu regardants sur les conditions de travail pourvu que la pièce arrive à l’heure", observe Hubert Lacroix.

"Aujourd’hui, on refuse qu’une grosse pièce nécessite six mois de travail. Alors, on va en Chine, tout est fait en trois semaines, au détriment de la qualité" ..

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Rengaine bien connue ....

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Je suppose que les ouvriers des fonderies ne sont pas assez nombreux, en France, pour intéresser qui que ce soit ...

 
 

 
 

 
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