» Audrey Azoulay » Article de Claire Bommelaer du Figaro - 2 mars 2016
 
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Article de Claire Bommelaer du Figaro - 2 mars 2016

 

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Un article de deux pages .. partiellement reproduit !

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"Le choix personnel du président".

Tout le monde raconte, pourtant l’insistance du pouvoir vis-à-vis de la journaliste Anne Sinclair et la course effrénée pour trouver un remplaçant à Fleur Pellerin.

Qu’importe. Mardi soir, F.H. l’a emmenée dans ses bagages en direction de l’ Argentine et de l’ Uruguay.

Voilà une curieuse manière de prendre à bras-le-corps les dossiers en instance ...

Un chef de l’ Etat critiqué par le monde de la culture .

.. elle était "l’agent traitant" de l’ancienne ministre de la Culture , Fleur Pellerin, celle qui gérait les dossiers difficiles ou délicats remontant de la Rue de Valois à l’ Elysée.

"J’ai été élevée dans une famille très à gauche" a-t-elle rapidement indiqué dans une interview accordée au J.D.D., alors que personne ne l’a jamais vue militer nulle part.

Si Fleur Pellerin était une enfant trouvée dans les rues d’un "bidonville coréen", ici, il n est pas question de bidonville.

Aisés et cultivés, un pied à Rabat, un autre à Paris, les Azoulay font partie de l’épopée des juifs séfarades qui créèrent un pont entre le Maroc et la France.

Aujourd’hui, mariée au consultant François-Xavier Labarraque, avec qui elle a deux enfants, la ministre naît à Paris, en 1972.

Elle a deux soeurs, Judith et Sabrina.

Elle a 20 ans lorsque le roi Hassan Ii fait venir ses parents auprès de lui. Par tradition, le royaume chérifien a toujours laissé une place à ses citoyens juifs.

André Azoulay était alors un des dirigeants de BNP Paribas de s’atteler à la tâche de travailler son image vis-à-vis de l’ Occident. Les récits, désormais, le présentent un peu abusivement comme ayant géré les relations avec Israël, lui qui oeuvra toute sa vie pour la paix entre les juifs et les musulmans. A 75 ans, il n’aurait plus la même influence auprès du jeune roi Mohammed VI.

Martine Aubry compte parmi leurs amis

On doit à André Azoulay et à son frère, Marcel, la renaissance d’ Essaouira.

Ville juive par excellence jusque dans les années 1960, l’ ancienne Mogador est en déshérence lorsque les deux frères, qui y sont nés, décident de l’investir et de lui redonner une vie. Le père d’ Audrey y fait éclore la musique, aidant plusieurs festivals à prendre leur envol - dont le plus emblématique, dirigé par Neila Tazi, est le Festival Gnaoua musiques du monde.*

Plus tard, alors que ceux qui , comme Pierre Bergé ou Bernard Henri Levy, auront fait d’ Essaouira une destination de choix, et que les foules marocaines auront repris le chemin de ce port, André Azoulay rappelera le panneau accroché en 1967, sur les remparts : "Essaouira, ville à vendre."

Sa tante Eliane est journaliste à Télérama et spécialiste des musiques du monde. Mais contrairement à l’ancienne génération, elle n’a pas la nationalité marocaine. (normal, puisque mariée à un français)

Sciences Po et E.N.A. (on s’en doute !)

Parmi ses anciens camarades de promotion : Fleur Pellerin Elle passe par une chambre régionale des comptes, puis entre au Centre National du Cinéma (CNC) ; cinq ans plus tard, elle est promue directrice générale déléguée

Courte apparition au cinéma dans le film du réalisateur Steve Suissa : "Le grand rôle".

En avril 2014, dans un avion en direction du Mexique, le président de la République, la repère.

Il la fait venir à ses côtés en juin 2014.

En février 2015, elle figurera dans le dossier que l’Obs consacre à la "jeune garde du président".

Pendant deux ans, depuis le faubourg Saint-Honoré, elle tente de faire sortir un chef de l’ Etat que la culture n’intéresse guère.

Elle organise régulièrmeent des projections de films dans la salle privée de la présidence. (voir article précédent)

Le soir, les Victoires de la musique lui ont permis de toucher du doigt la violence du métier : elle y fut copieusement sifflée devant 3 millions de spectateurs."

... courant les expositons, comme autant de preuves de son intérêt pour l’art.

Le semaine dernière, au Centre Pompidou, Gérard Fromanger, vieux loup engagé à gauche, eut les honneurs du président de la République lors du vernissage de son exposition.

Dans le petit groupe d’officiels, on vit donc Audrey Azoulay marchant en tête avec derrière elle, l’ombre du président.

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Je suis allée deux ou trois fois au Festival Gnaoua d’ Essaouira. C’est très bien !

 
 

 
 

 
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