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Un gardien du patrimoine syrien témoigne
Le Point, 9 juillet 2015

 

* C’est un témoignage rare que nous rapporte l’écrivain Daniel Rondeau dans les colonnes du Point .

Depuis plusieurs mois, il entretient une correspondance avec

Maamoun Abdulkarim,

"héros discret de notre temps", qui n’est autre que directeur des Antiquités et des Musées de Syrie, un homme qui "s’est retrouvé en première ligne lors du conflit pour tenter de mettre à l’abri le patrimoine de son pays.

Dans leurs échanges, Maamoun Abdulkarim évoque ses"enfants grandissant dans la guerre" et sa fierté "de travailler à la tête de cette direction avec des collègues qui prennent des risques chaque matin".

Inlassablement, il répertorie, transporte, protège, déplace vers Damas " le maximum d’objets", à Palmyre, Maamoun Abdulkarim a "réalisé une dernière mission deux ou trois heures seulement avant que la ville ne soit prise par les forces de l’ Etat islamique" ; trois de ses collègues ont été blessés mais "la majorité des belles pièces ont été transportées à Damas et la plus grande partie de l’art palmyrénien est "sauvé"".

Et de regretter la fermeture de l’Institut français d’archéologie, coup dur pour le responsable des antiquités syriennes, qui rappele qu’"il ne faut pas mélanger la politique et le patrimoine".

A ses yeux, le maintien de la coopération franco-syrienne en matière d’archéologie constituerait au contraire "une présence symbolique" précieuse.

 
 

 
 

 
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