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A éviter : Bonnard au Musée d’ Orsay

 

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1/ Pierre Bonnard, peintre d’ Arcadie

au Musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris

Bonnard

L’atelier au mimosa 1939-1946

Certainement la plus belle toile de l’exposition avec l’amandier en fleur.

Texte officiel :

Après les expositions Bonnard organisées dans le monde entier, le musée d’Orsay se devait de lui consacrer une rétrospective représentative de toutes les périodes de sa création. Pratiquant l’art sous des formes multiples- peinture, dessin, estampe, art décoratif, sculpture, photographie - Bonnard a défendu une esthétique essentiellement décorative, nourrrie d’observations incisives et pleines d’humour tirées de son environnement immédiat. Du tableautin au grand format, du portrait à la nature morte, de la scène intime au sujet pastoral, du paysage urbain au décor antique, l’oeuvre de Bonnard nous révèle un artiste instinctif et sensible. Sa palette aux couleurs vives et lumineuses en fait l’un des principaux acteurs de l’art moderne et un représentant éminent du courant arcadien.

Ouf !

Ce que j’ai apprécié dans cette exposition ?

Les deux sculptures de Maillol, Pomone et la Méditerranée. Magnifiques, splendides. Et quelle patine .. !

Bonnard, j’ai envie de dire quel ennui !

C’est un superbe coloriste mais cela s’arrête là. Il ne sait pas peindre. Il a tous les talents mais il les gâche.

Regardons la plus belle de ses toiles : Atelier au mimosa . Tout y est : le format carré, les couleurs somptueuses .. mais pourquoi diable aller mettre le portrait de Marthe dans le coin bas à gauche ??

J’en ai parlé à ma voisine qui m’a répondu : "oui, mais oublions cela !" Non, justement, n’oublions pas cela. C’est ce genre de détail qui fait que la peinture de Bonnard ne sera jamais excellente.

Au sujet d’une toile représentant des danseuses (où cela ?), la conférencière a évoqué Degas. Non Madame, nous en sommes loins, très loins.

Au sujet des Nabis - ces touche-à-tout de l’art dont le chef de file était Maurice Denis -, non, Bonnard s’est contenté d’utiliser comme tant d’autres à son époque, un appareil à photographier. C’est tout.

Aucun bois sculpté, aucune céramique, aucune sculpture (sauf celles de Maillol), aucun ...

Pourtant, de temps en temps, en observant bien, au sein de certaines toiles, des instants lumineux, des mini-natures mortes de toute beauté. Des merveilles, toutes petites mais d’une audace fulgurante. Très belles.

Il meurt en 1947 en étant passé à côté de tous les grands mouvements en isme de son époque, le symbolisme, le cubisme, le surréalisme, le fauvisme etc, etc

Quel dommage. J’ai l’impression que Bonnard est passé à côté de tout, même de l’amour. Car Marthe partout représentée n’est même pas la "femme de sa vie". Il a passé sa vie à la tromper. Quelle tristesse !

Quand au petit film sur lui que l’on peut visionner très facilement (à condition de trouver un siège), il en dit plus long sur le peintre que tous les écrits.

Bonne visite quand même mais il faudra aller voir d’autres expositions dans Paris et ailleurs .. pour oublier celle-là.

*

Un dernier mot. C’est l’amandier en fleur de Bonnard qui m’a ouvert les portes de l’art du XXème siècle, il y a bien longtemps.

Je reste toujours émerveillée par cette toile.

 
 

 
 

 
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