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Paul Rebeyrolle .. une vie

 

un temps de chien

Paul Rebeyrolle, Un temps de chien (on dit qu’ils ont la rage)

1984-1985

- Espace Fernet-Brancat en 2005

- au musée de Valenciennes en 2009

- espace Paul Rebeyrolle à Eymoutiers, son village natal dans le Limousin

- Fondation Salomon, Alex (Haute Savoie)

du 9 juillet au 6 novembre 2011

Rude, grossière, brutale, violente, la peinture de Paul Rebeyrolle prend aux tripes.

Nul besoin de déchiffrer un quelconque rébus, elle exprime sans détour les turpitudes de l’homme, les contraintes de la société ou la sauvagerie animale.

Ce sont d’ailleurs autour de ces trois thèmes que le commissaire Philippe Piguet - collaborateur de l’ Oeil - a rassemblé une trentaine de tableaux visibles au château d’ Arenthon, siège de la Fondation Salomon.

Ce n’était pas une rétropective, mais l’exposition donnait suffisamment à voir pour qu’on aime (ou n’aime pas) le bonhomme.

www.fondation-salomon.com

- Chais du château Lynch-Bages à Pauillac

du 24 mai au 31 octobre 2013

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Paul Rebeyrolle

. Limougeaud, né en 1926

. décédé le 7 février 2005, à Boudreville (Côte d’Or), il avait 78 ans.

Ses cendres ont été dispersées dans le ruisseau Planchemouton proche de son village natal d’ Eymoutiers en Limousin.

A la Libération, à 18 ans, il "monte" à Paris poussé par l’ambition de devenir artiste, animé par un désir croissant de s’exprimer et de trouver une liberté aussi.

La réouvertture du Louvre est un choc, comme le sera sans cesse par la suite la confrontaiton avec les maîtres anciens et modernes, du Caravage à Goya, de Titien à Courbet et Delacroix et avec ses contemporains, en particulier Picasso qu’il plaçait au Panthéon.

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Le voleur

Le voleur 1983

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L’art de Rebeyrolle est aussi synomyme d’engagement politique.

"Ancien communiste, il avait la révolte chevillée au corps, le combat contre l’oppression et les injustices à fleur de peau. Ces batailles seront ancrées en particulier dans ses séries "Guerilleros" 1968, "Faillite de la science bourgeoise " 1973, "les évasions manquées" (1980-1982), le "Monétarisme" (1997-1998), jusqu’à ses dernières toiles sur le thème des clones. Il torture une matière devenue symbole charnel, dans une violence plastique qui dénonce l’oppression physique et morale"

lire les superbes articles de Philippe Régnier sur cet artiste.

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Une oeuvre prolifique commencée en 1950.

1950 : Prix de la Jeune peinture

1951 : Prix Fenelon

A cette époque la scène française était dominée par l’abstraction.

Ayant fait le choix de la figuration, il se condamnait dés le départ à une forme d’inactualité.

En même temps, son travail a toujours été en phase avec la violence des temps (Guerre froide).

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Ses oeuvres sont peu présentes dans les grandes collections publiques.

* le Centre Pompidou ne possède que La truite datant de 1955 (en dépôt à Besançon) et un Clonage de 2001 acquis en 2004.

* La Tate Modern détient trois oeuvres de l’ariste.

* Son collectionneur le plus prestigieux : François Pinault qui en 2000 a acheté d’un coup, 20 de ses tableaux.

* Jean-Paul Sartre et Michel Foucault : "Rebeyrolle a trouvé le moyen de faire passer d’un seul geste la force de peindre dans la vibration de la peinture."

"Figurative, épaisse, terrienne, sa peinture porte l’empreinte de son esprit en révolte et sans concession, une peinture en force.

Enfant Rebeyrolle resta plâtré de long mois et vécu alité, à s ’inventer le monde qu’il ne pouvait parcourir, à exprimer ce bouillonnnement. Cela forge un caractère.

François Pinault avait confié au journal Le Monde, en 2000 :

" Rebeyrolle : c’est un des plus grands, et il faut le faire savoir. Actuellement, ses toiles coûtent moins cher que certaines photographies contemporaines."

Parions, qu’aujourd’hui, les prix de ses toiles ont bien changé .. mais quelle importance. Reste sa peinture ... quelle chance nous avons !

 
 

 
 

 
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