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Fronde de la gauche contre la politique culturelle - Août 2014

 

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Bousteau

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La fronde de la gauche

contre la politique culturelle

d’ Aurélie Filippetti

* "La gauche a-t-elle abandonné la culture ?" :

tel était le titre des pages "Débats" du Monde , le 28 juin 2014, dans lesquelles le philosophe Yves Michaud, l’ancien ministre de la Culture et de l’Education nationale Jack Lang ainsi que des universitaires étaient invités à s’exprimer sur la politique culturelle du gouvernement.

De nombreuses critiques contre l’action d’ Aurélie Filippetti s’étaient déjà élevées au cours des deux années passées - notamment dans les pages de Beaux Arts magazine.

Ce qui est nouveau, c’est que des personnalités de gauche manifestent désormais publiquement leur désaccord, n’hésitant plus à dire que le bilan culturel de la présidence de Nicolas Sarkozy pourrait être meilleur que celui qui sera imputé à la gauche en 2017.

François Hollande qui, encore candidat s’était engagé à sanctuariser le budget de la culture est aujourd’hui le seul Président dans l’histoire de la Vè République à avoir accepté sa diminution.

"C’est parce qu’il y a crise qu’il faut investir massivement dans la culture", rétorque vertement Jack Lang, qui en appelle à une "loi-programme de développement culturel des quartiers populaires", à la création d’un "musée des grands formats" pour l’art contemporain ou encore à la relance du chantier de l’éducation artistique, quand Aurélie Filippetti, elle, ne cesse de répéter qu’il faut en finir avec les projets d’envergure ..

On l’ a compris, la crise n’est pas seulement budgétaire. Jack Lang met ainsi en exergue le manque d’ambition, d’idées et de souffle de la ministre. Pire encore : Olivier Neveux, professeur d’histoire et d’esthétique du théâtre à l’université Lumière Lyon-II, note que la gauche a reporté " à plus tard toute refondation de ses institution exsangues ainsi que ce qui devait être l’un de ses grands chantiers : l’éducation artistique".

Que peut-on retenir, en effet, des deux dernières années en matière de politique culturelle ?

Quelles réformes ont été menées, quelles idées nouvelles ont été portées ?

Je n’en vois aucune, ou si peu.

La situation est grave, les réformes à mener considérables et les mutations de la société telles qu’il faut inventer d’urgence de nouveaux dispositfs et modes d’action.

La politique culturelle d’ Aurélie Filippetti incarne non seulement une certaine gauche molle mais aussi une forme d’abandon et de tromperie, où le discours et les bons sentimens ont remplacé la pensée et l’action.

Est-il encore possible d’espérer un changement de cap ?

Edito par Fabrice Bousteau

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Les réflexions qu’un tel article m’inspirent :

Aurélie Filippetti serait-elle un fusible, que des personnalités de gauche ferait bien "sauter" ?

Sûr, il y a beaucoup à dire sur l’attitude de Mme Filippetti (son ostracisme vis-à-vis des mairies FN par exemple (dans une démocratie .. ?)

En période de vaches maigres va-t-elle lancer un grand programme d’"éducation artistique" ?

* Combien cela coûtera-t-il ? Quelqu’un a-t-il chiffré le coût d’un tel projet ?

* Combien de décennies faudra-t-il pour obtenir le moindre résultat ?

Le 16 avril 2014, Aurélie Filippetti a lancé une Mission nationale pour l’art et la culture dans l’espace public (MNACEP).

Un nouveau pas en faveur de la démocratisation culturelle, après le plan en faveur de l’éducation artistique et culturelle et le dispositif destiné à insérer l’art dans le monde du travail.

Une action a été entreprise ? Pourquoi la passer sous silence ?

*

On parle d’éducation artistique à l’école depuis ... Jacques Toubon !

Qu’on fait ses successeurs dans ce domaine, Jacq Lang en premier (Ministre de l’Education Nationale) ?

"Education artistique" : dés que les enfants sortirons de l’école, ce sera pour voir des murs tagés, des ordures sur les trottoirs, des bordures de routes servant de poubelles.

Ils rouleront sur des autoroutes sans éclairage dés les portes de Paris, des autoroutes dont les bas-côtés ne sont jamais tondus vers des entrées de villes dégradées par des centres commerciaux à l’architecture approximative (Sans parler de l’odeur nauséabonde que l’on respire dans ces supermarchés. Dire qu’ on y promène des enfants dés leur plus jeune âge !

Quelle place aurait "l’éducation artistique" en France,

* quand tant de maisons sont mal construites (il y aurait beaucoup à dire sur l’obtention de certains permis de construire)

* quand tant de femmes ne savent plus être élégantes (vêtements et coupes de cheveux)

* quand l’enseignement de l’histoire (qui va de paire avec celle de l’art) est dégradé sous les coups de butoir de l’idéologie.

C’est toute la société française qu’il faut changer et vite !

 
 

 
 

 
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