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"The River" de Charles Sandison vous accompagne au Quai Branly

 

Une installation d’art contemporain, depuis le 9 mars 2010, vous accueille au musée du Quai Branly :

"The River" de l’artiste Charles Sandison.

C’est une oeuvre vidéo spectaculaire qui constitue une véritalbe expérience esthétique et sensorielle.

Elle accompagne les visiteurs dans leur ascension jusqu’au plateau des collections.

The River

* * * *

Des centaines de mots se forment, glissent et disparaissent.

L’eau de lettres jaillit en de nombreux points, asperge les visiteurs, les rus forment des rivières, des trous d’eau, des flaques.

On se prend à regarder ses pieds se mouvoir dans ce courant de mots, nos pieds sont comme immergés.

La voix de Bruce Springsteen dans la chanson du même nom, nous accompagne.

Jean Nouvel avait imaginé un chemin en pente douce pour faire entrer progressivement le visiteur dans un monde qui n’était pas le sien.

De l’eau sur cette pente très douce ? Mais ce n’était pas possible à cause de l’humidité et des risques de chutes.

Un artiste a donc apporté Sa solution.

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Qui est Charles Sandison ?

Un artiste écossais, né en 1969. Il vit, travaille et enseigne en Finlande.

*

A propos de son oeuvre, l’artiste écrit :

"Les fleuves constituent le système circulatoire de notre planète. Coulant des points les plus élevés vers les mers et les océans, l’eau joue un rôle essentiel, à la fois comme source de vie et comme véhicule permettant la circulation d’éléments nécessaires à la vie.

Le langage fonctionne de la même façon, à la fois médium et message. Les idées sécoulent comme les mots dans le temps et l’espace, se matérialisant momentanément en événements et en objets fugitivement imprégnés d’une signifiation particulière. Puis, à l’instar de l’eau, cette significations’efface peu à peu pour revenir se fondre à nouveau dans le fleuve de la vie et de la mort humaines.

On peut ainsi observer l’histoire humaine non pas en y recherchant des significations particulières, mais en contemplant plutôt les canaux et les canyons inscrits à sa surface, gravés par le flot du langage".

La projection des textes s’opère par 24 vidéoprojecteurs reliés à des ordinateurs eux-mêmes en réseau, créant ainsi un puissant ensemble de traitement simultané des donnés.

Chaque ordinateur possède sa propre copie du programme, qui ajoute une infinité de possibles aux combinatoires avec les programmes des autres ordinateurs. Le système, comme aime à le dire Sandison, représente l’une des grappes de serveurs les plus puissantes au coeur de Paris, d’une capacité comparable à celle du centre de gestion du trafic routier urbain. Le programme informatique génère des flux de textes constamment renouvelés et en évolution permanente : apparition, mouvement au sol, combinaison avec un autre mot, mutation, déformation, changement de trajectoire, disparition..

Le texte employé utilise un vocabulaire qui provient de la bases de données des collections du musée du quai Branly, immense thésaurus associant temes vernaculaires, toponymes et ethnonymes, mais qui ensemble de termes désignant les objets, leur technique, leur matériau et leur usage.

Charles Sandison rejoint ici avec génie l’idée originelle de Jean Nouvelle : le temps de monter la rampe, le visiteur parcourt "littéralement", consciemment ou non, l’intergralité du contenu et des facettes de la collection qu’il va découvrir.

Ce texte (reproduit partiellement) est signé

Hélène Fulgence

Directrice du développement culturel du musée du quai branly

Oublions tout cela, et contentons nous de rêver en gravissant cette rivière de mots qui nous accompagne dans notre ascension vers la découverte de mondes qui sont étrangers à notre quotidien.

Merci Jean Nouvel, merci Charles Sandison !

 
 

 
 

 
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